Côte d’Ivoire

Mars 2020

GBANTA LAURENT, PRESIDENT CROIX BLEUE DE CÔTE D’IVOIRE

GBANTA LAURENTPRESIDENT CROIX BLEUE DE CÔTE D’IVOIRE

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

Le travail de la Croix Bleue est important pour nous parce qu’il nous permet, en tant que ONG d’offrir un service humanitaire. Il nous donne l’occasion de nous mettre au service du développement humain dans les domaines sanitaire et sécuritaire.

2. As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel?

J’ai observé un changement de comportement suite à l’intervention de la Croix Bleue au niveau des ex-combattants qui ont participé aux crises armées dans notre pays. J’ai aussi vu des patients changer de vie après des soins chez nous et leurs familles nous témoignent constamment leur gratitude. Certaines écoles nous félicitent encore du changement d’attitude des élèves à l’égard des drogues dont beaucoup ignoraient les risques à cause de fausses idées.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue?

La reprise des hospitalisations des consommateurs de stupéfiants au centre d’accueil de la Croix Bleue, suite à une longue période d’interruption à cause des dégâts occasionnés par la crise postélectorale, reste un sujet de grande satisfaction pour nous.

4. Quel était/est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue?

Il s’agissait pour nous de repositionner la Croix Bleue de Côte d’Ivoire sur l’échiquier national et international suite à la baisse de niveau de ses activités due à la crise postélectorale et à l’arrivée d’autres structures œuvrant dans le domaine de la lutte contre les drogues.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important?

Il s’agit du projet de resocialisation que nous avons exécuté en partenariat avec l’État de Côte d’Ivoire au travers de deux structures du Conseil National de Sécurité, lui-même directement rattaché à la Présidence de la République. La Croix Bleue a participé à la resocialisation des ex-combattants de 2014-2016 avec l’ADDR (Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration). Actuellement, elle contribue à la resocialisation des mineurs en conflit avec la loi depuis 2016 par le dépistage, la prise en charge médicale et psychologique sur les sites et surtout à la prévention par l’enseignement des Compétences de Vie Courantes (CVC) dans le domaine des dépendances, en liaison avec la CCSR (Cellule de Coordination, de Suivi et de Réinsertion).