France

Avril 2019

Q&R avec Guilaine Miranda, présidente nationale de la SFCB

Guilaine MirandaPresidente nationale de la SFCB

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

Les notions d’entraide, d’accompagnement, de partage et de solidarité envers son prochain sont les valeurs mêmes de la SFCB. Engagée depuis 2000, non seulement je suis sortie de l’alcool grâce à la SFCB de ma région, mais je m’y suis investie totalement pour devenir présidente nationale de cette belle association en 2016 car je partage ses valeurs. La SFCB tisse des liens étroits avec le monde médico-social pour promouvoir ses actions et accompagner les malades et leurs proches. J’aime ce dynamisme que l’engagement implique.

2. As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel?

Le travail réalisé au sein de la SFCB est un travail d’équipe. Sur le terrain, nombreux sont nos militants bénévoles qui ne comptent pas leur temps ni leur énergie… Au niveau du Conseil Administration, l’équipe dirigeante, nous travaillons sur l’évolution de la SFCB puis proposons nos orientations à l’Assemblée Générale. Les dernières orientations visaient l’ouverture aux addictions autres que l’alcool. Nous avons également travaillé sur la réduction des risques afin de nous mettre en adéquation avec le monde médical qui rejetait l’abstinence en faveur de la modération.
Ces orientations ont nécessité un travail important d’information et de formation pour nos membres.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue?

Nous sommes tous bénévoles à la SFCB. La récompense n’est donc nullement financière. Par contre, lors d’un Congrès National, entendre toute la salle composée de nos membres venus de la France entière et même de l’étranger, chanter en chœur une chanson Croix Bleue est une récompense très forte et émouvante.

4. Quel était/est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue?

Le plus grand défi a été de tisser des liens avec le monde médical qui ne nous connaissait pas et surtout ne nous reconnaissait pas comme compétents dans l’aide aux malades. Un autre défi a été de se regrouper avec d’autres associations identiques à la nôtre pour devenir plus forts, plus visibles et plus audibles au sein d’une coordination unique, la Camerup.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important?

A plus de 135 ans, notre bonne SFCB a besoin d’un renouveau de jeunesse, tant dans notre propre image interne que dans le regard extérieur. Nous travaillons actuellement sur un projet de nouveau logo, et d’une signature ou phrase d’accroche plus moderne, positive et libératrice. Il faut changer le sentiment et la représentation de honte et de frustration de l’abstinent qui doit pouvoir vivre sa nouvelle vie comme un choix réfléchi pour un devenir épanoui et serein.