Membre du mois

A partir de mars 2018, l`IBC publiera tous les mois un calendrier sur son site web présentant une organisation membre - appelée le membre du mois. Les membres du Comité du Réseau contacteront toutes les organisations membres au cours des deux prochaines années pour recueillir les informations nécessaires. Les organisations membres seront présentées en anglais et en français. Profitez de découvrir chaque mois un membre de l'IBC

La République tchèque

Novembre 2019

Q&R avec Jan Czudek: Directeur de la Croix-Bleue tchèque

Jan CzudekDirecteur

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

Dix ans de travail de Blue Cross en République Tchèque ont contribué de manière significative au fait que de nombreuses personnes ont trouvé une raison de vivre sans alcool, un fait soutenu et prouvé par de nombreux témoignages personnels.

2. As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel?

La Croix-Bleue de la République tchèque a contribué, en tant qu’organisation, au fait que le problème d’addiction soi nommé au niveau législatif et que l’alcool en lui-même reconnu comme étant la drogue illégale la plus disponible.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue?

Durant une conférence au Brésil en 2008 j’ai appris que le projet de la République tchèque allait être financé par la campagne norvégienne. Le deuxième moment le plus important fût quand après cinq années de soutien et de coopération avec les quartiers généraux de Berne, nous étions prêts à travailler indépendamment des subventions de la République tchèque.

4. Quel était/est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue?

Grace à l’IBC, nous avons eu la chance d’adresser la problématique de l’addiction. Maintenant notre but principal est de convaincre les autorités de modifier la tolérance de la consommation d’alcool en République tchèque, tant sur le plan juridique que médiatique.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important?

Notre projet le plus important est de bâtir un réseau stable de centres de conseillers professionnels où les familles au complet peuvent trouver du soutien et de l’aide.

République du Tchad

Octobre 2019

Q&R avec Samadji Mbangtonou: Secrétaire Général de la Croix-Bleue Tchadienne

SAMADJI MBANGTONOUSecrétaire Générale

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

Le travail de la Croix Bleue est si important pour moi car il permet de fournir d’importantes informations sur l’alcool, le tabac, les autres drogues, les IST/ VIH/SIDA, les violences basées sur le genre, la bonne gouvernance et la redevabilité sociale à la population en général et à la jeunesse en particulier.

2. As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel?

Les témoignages de changement sont très nombreux et voici quelques exemples :
- Amélioration de l’état de santé ;
- Plus de temps à consacrer à la famille et au travail ;
- Amélioration de la situation financière et de l’économie familiale;
- Achat des bœufs pour les travaux champêtres ;
- Inscription des enfants dans des écoles de qualité et plus chère par les parents ;
- Certaines femmes productrices de boissons alcoolisées artisanales ont changé d’activités ;
- Certains conducteurs de mototaxis ont acheté leurs propres motos ;
- Les rendements scolaires de certains élèves se sont améliorés ;
- Certaines associations de la société civile et institutions de l’Etat ont intégré la lutte contre l’alcoolisme, le tabagisme et les autres toxicomanies dans leurs activités.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue?

Le moment le plus heureux pour moi a été le moment des témoignages des changements significatifs.

4. Quel était/est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue?

Le plus grand défi est celui de rendre le travail de la Croix Bleue Tchadienne constamment plus professionnel et de l’étendre dans toutes les provinces du Tchad.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important?

Le projet actuel de développement des compétences de vie par les pairs de la Croix Bleue Tchadienne est le plus important car il renferme de plus en plus de composante qui sont si importantes dans la vie quotidienne.

Japon

Juillet 2019

Q&R avec Kazuo Saito: Facility manager de la Croix-Bleue Samariyakan

Kazuo SaitoFacility manager de la Croix-Bleue Samariyakan

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

Nous sommes conscients de l’importance de la problématique posée par le jeu compulsif dans le soutien de personnes souffrant de troubles liés à l’alcool. Nous voulons suivre l’exemple de la "Parabole du bon samaritain".

2. As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel?

Nous sommes heureux de constater que des membres de Samariyakan peuvent, au bout d’une ou deux années de suivi de nos programmes, se relever des troubles liés à la consommation d’alcool et au jeu compulsif et, finalement, se réinsérer dans la société.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue?

Au fil du temps passé avec les membres de Samariyakan suivant les programmes de rétablissement des troubles liés à l’alcool et au jeu compulsif, des liens d’amitié se créent.

4. Quel était/est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue?

Après plus de 40 ans d’existence, Samariyakan est toujours en activité en tant que membre Blue Cross, ceci grâce aux efforts de son personnel.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important?

Nous sommes le seul membre Blue Cross au Japon. La prévention des troubles liés à l’alcool et les problèmes de jeu compulsif chez les jeunes, de même que le soutien à la réhabilitation, sont au cœur de nos préoccupations.

Finlande

Juin 2019

Q&R avec Pekka Lund, Directeur exécutif de Finish Blue Ribbon

Pekka LundDirecteur exécutif de Finish Blue Ribbon

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

La Croix-Bleue est une telle source d’espoir, de compassion et de justice qu’il m’est important de participer à sa cause. Dans un monde où la polarisation de notre société semble s’accentuer nous, en tant que Croix-Bleue, voulons apporter aussi bien un espoir aux personnes marginalisées, qu’une voix critique mais constructive dans les débats sociétaux.

2. As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel?

Je suis convaincu que l’organisation que j’ai l’honneur de diriger, ainsi que notre centaine d’organisations-membres disséminées dans le pays, font chaque jour des miracles pour de nombreuses personnes, en leur fournissant logement, nourriture, compétences pratiques, participation à des groupes de parole et d’entraide, etc. Si je contribue d’une manière ou d’une autre à ce travail c’est que, oui, je suis convaincu de son impact.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue?

Bien sûr, j’ai vécu beaucoup d’instants réjouissants, mais un m’a particulièrement marqué : J’ai rencontré un bénévole actif dans l’une de nos organisations membres. Il m’a parlé de son habitude quotidienne de venir en aide aux personnes souffrant de la faim. Le souvenir de notre discussion, sa passion, sa foi et son désir d’aider, fait qu’à chaque fois que j’y pense les larmes me montent aux yeux. C’est la force de notre mouvement.

4. Quel était/est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue?

Nous vivons dans l’incertitude quant à l’avenir du rôle des ONG et des organisations confessionnelles dans nos systèmes de sécurité sociale. Comment seront financés les unités d’hébergement, les centres de jour etc. ? et comment se traduira la concurrence entre les entreprises et les ONG ? tout cela reste obscur. C’est pourquoi, en tant qu’organisation faitière, nous partageons cette incertitude avec nos membres.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important?

Nous menons conjointement plusieurs grands projets si bien qu’il m’est impossible de choisir l’un plutôt que l’autre. Je prendrai donc le plus récent qui vient tout juste d’être lancé. C’est un projet visant à fournir les premiers soins aux familles d’enfants qui ont commencé à se droguer. Ces soins incluent parents, frères et sœurs et grands-parents si nécessaire. Nous leur proposons entre autres, des informations, des conseils et consultations individuelles et collectives, ainsi que la participation à des camps pour familles.

Chile

May 2019

Q&A with Fernando Ivan Alvarado ,President of Communidad La Roca

Fernando Ivan AlvaradoPresident of Chile - La Roca

1. Why is the work of the Blue Cross important to you?

The BC provides a permanent strategies’ actualisation, strengthen the collaboration and gives spaces for personal strengthening, capacitation and training.

2. Are you convinced of the impact of your work – if so, which aspects?

Yes, life restoration: In average 100 persons a year fulfil their rehab programs and take back their live, family and work.

3. What was your happiest moment during your time with Blue Cross?

Having the opportunity to share in the meetings with programmes that help the communities in other places with the purpose to serve others, knowing their way to work and to enrich our daily work.

4. What is/was your biggest challenge in your work for Blue Cross?

Been able to go and to give something meaningful in every BC activity.

5. Blue Cross in your country: What do you consider your most important project?

Cruz Azul La Roca Viña del Mar, it is the oldest and the most recognized by the authorities.

France

Avril 2019

Q&R avec Guilaine Miranda, présidente nationale de la SFCB

Guilaine MirandaPresidente nationale de la SFCB

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

Les notions d’entraide, d’accompagnement, de partage et de solidarité envers son prochain sont les valeurs mêmes de la SFCB. Engagée depuis 2000, non seulement je suis sortie de l’alcool grâce à la SFCB de ma région, mais je m’y suis investie totalement pour devenir présidente nationale de cette belle association en 2016 car je partage ses valeurs. La SFCB tisse des liens étroits avec le monde médico-social pour promouvoir ses actions et accompagner les malades et leurs proches. J’aime ce dynamisme que l’engagement implique.

2. As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel?

Le travail réalisé au sein de la SFCB est un travail d’équipe. Sur le terrain, nombreux sont nos militants bénévoles qui ne comptent pas leur temps ni leur énergie… Au niveau du Conseil Administration, l’équipe dirigeante, nous travaillons sur l’évolution de la SFCB puis proposons nos orientations à l’Assemblée Générale. Les dernières orientations visaient l’ouverture aux addictions autres que l’alcool. Nous avons également travaillé sur la réduction des risques afin de nous mettre en adéquation avec le monde médical qui rejetait l’abstinence en faveur de la modération.
Ces orientations ont nécessité un travail important d’information et de formation pour nos membres.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue?

Nous sommes tous bénévoles à la SFCB. La récompense n’est donc nullement financière. Par contre, lors d’un Congrès National, entendre toute la salle composée de nos membres venus de la France entière et même de l’étranger, chanter en chœur une chanson Croix Bleue est une récompense très forte et émouvante.

4. Quel était/est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue?

Le plus grand défi a été de tisser des liens avec le monde médical qui ne nous connaissait pas et surtout ne nous reconnaissait pas comme compétents dans l’aide aux malades. Un autre défi a été de se regrouper avec d’autres associations identiques à la nôtre pour devenir plus forts, plus visibles et plus audibles au sein d’une coordination unique, la Camerup.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important?

A plus de 135 ans, notre bonne SFCB a besoin d’un renouveau de jeunesse, tant dans notre propre image interne que dans le regard extérieur. Nous travaillons actuellement sur un projet de nouveau logo, et d’une signature ou phrase d’accroche plus moderne, positive et libératrice. Il faut changer le sentiment et la représentation de honte et de frustration de l’abstinent qui doit pouvoir vivre sa nouvelle vie comme un choix réfléchi pour un devenir épanoui et serein.

Allemagne

Février 2019

Q&R avec Benjamin Becker, Chef de blu:prevent

Benjamin BeckerChef de blu:prevent

1. Pourquoi le travail de la Croix Bleue est-il important pour vous ?

Le mélange de bénévoles et d’employés à plein temps de tout âge, associés à nos thèmes et nos multiples groupes cibles, rend le travail de la Croix Bleue Allemagne vraiment enthousiasmant. Je suis toujours impressionné de voir combien les personnes contribuent avec cœur et passion et poursuivent l’objectif d’accompagner les gens pour sortir de leur dépendance.

2. Etes-vous convaincu de l’impact de votre travail – si oui, de quels aspects ?

Définitivement et ce pour de multiples raisons. Un exemple que je prendrai serait celui de nos nombreux groupes d’entraide en Allemagne qui prennent en charge l’important travail que le système de soins de santé professionnels ou l’hospitalisation ne peut se permettre. De plus, le soutien holistique et durable des personnes dépendantes pendant des années/décennies est également un service très spécial et crucial pour de nombreuses personnes. Et enfin dans le domaine de la prévention, nous avons acquis une expérience colossale, rien qu’en 2018, 1.2 million de personnes ont pu être touchées par notre contenu sur les réseaux sociaux et en 2019, ce sera plus encore ! Le nouveau « chat » sur notre application est également un modèle de conseil innovant pour l’avenir.

3. Quel a été le moment le plus heureux dans votre travail pour la Croix Bleue?

Deux moments me viennent immédiatement à l’esprit. Le premier a été de voir comment les bénévoles (en partie des personnes âgées) construisent leurs propres projets régionaux en utilisant les modules numériques. Le second, qui m’a rendu à la fois heureux et fier, est celui d’avoir reçu un prix du Commissaire en matière de drogues du gouvernement fédéral allemand en 2018.

4. Quel est / était votre plus grand défi dans votre travail pour la Croix Bleue ?

Le plus grand défi à relever est certainement de rajeunir notre effectif. En effet, une grande partie de nos membres peinent à maîtriser les moyens novateurs et nécessaires permettant d’atteindre les publics cibles de 2019. Cela nous permettrait de nous développer et d’être présent. Pour cela nous devons absolument rester à l’affût des nouvelles opportunités.

5. La Croix Bleue dans votre pays : Que considérez-vous comme votre projet le plus important ?

Il y a trois projets importants que la Croix Bleue Allemagne mène en ce moment.
Le premier est le projet « Sucht-Selbsthilfe geht neue Wege », qui vise à renouveler l’offre d’auto-assistance par des idées innovantes.
Le deuxième est le projet blu:prevent. Il s’agit du développement de modules en ligne, pour l’enseignement scolaire, dans le domaine de la prévention des dépendances. Il y a une très forte demande dans ce secteur.

Togo

December 2018

Q&R avec AYAOVI MOTCHON, COORDINATEUR DU PROJET

AYAOVI MOTCHONCoordinateur du projet

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

Le travail de la Croix Bleue est d’une importance capitale pour moi parce qu’il s’agit de sauver des vies humaines.

2. As-tu pu observer des changements apportés par ton travail? si oui, lesquels?

Assurément oui. Beaucoup de vies ont changé par notre travail. Des milliers de gens prennent conscience des méfaits et risques liés aux fléaux contre lesquels nous luttons. De surcroit, la Croix Bleue du Togo commence par acquérir une certaine visibilité aussi bien sur le plan national qu’international.

3. Quels furent les moments les plus heureux dans ton travail à la Croix-Bleue?

Le jour le plus heureux pour moi au cours de mon travail pour la Croix Bleue fut celui où une dame est venue me remercier et me dire que par ma collaboration avec son mari, ce dernier a cessé de prendre de l’alcool et que son foyer vit à présent dans l’harmonie.

4. Quel fut, ou est, le plus gros défi à relever dans le travail de la Croix-Bleue?

Ce qui a longtemps manqué et qui demeure le plus grand défi pour le travail de la Croix Bleue au Togo, ce sont les ressources financières. Nous avons une vision claire et ambitieuse de notre tâche et des ressources humaines compétentes, mais les bailleurs font défaut. Bien que notre association ait été créée en 1991, le premier financement externe n’est venu qu’en juillet 2018.

5. Quel est, à ton avis, le projet Croix-Bleue le plus important dans ton pays?

La construction d’un centre de référence en matière de recherche et de prise en charge des victimes de l’alcool, du tabac et autres substances psychoactives est d’une importance capitale.

Hongrie

Janvier 2019

Q&R avec Nemeth Katalin Balogh, Président de la CB Hongarie

Nemeth Katalin BaloghPrésident de la CB Hongarie

1. Pourquoi la Croix-Bleue est-elle importante pour toi ?

La mission que Dieu nous a confiée est de proclamer le salut de Jésus Christ aux personnes souffrant d’alcoolisme.

2. Es-tu convaincu que ton travail a un impact ? Si oui, lequel?

En Hongrie, l’offre de désintoxication est reconnue nationalement. Les personnes travaillant dans le domaine de la santé, les travailleurs sociaux et les personnes actives dans les églises nous apportent leur aide.

3. Quel a été le moment le plus heureux depuis que tu travailles pour la Croix-Bleue ?

Notre engagement nous a permis de trouver une communauté partageant notre foi.

4. Quel est / a été ton plus grand défi au cours de ton engagement pour la Croix- Bleue ?

Trouver un moyen et les conditions de poursuivre notre œuvre malgré les évolutions constantes.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : quel est le projet le plus important ?

Maintenant et l'année prochaine, nous construisons notre maison de guérison sans aucune obstruction. Cette construction contribuera à améliorer les conditions de notre service. Nous pouvons donc accorder plus d’attention à nos frères alcooliques.

Pologne

Novembre 2018

Q&R avec Ewa Duda, THÉRAPEUTE EN TOXICOMANIE, COORDINATRICE DE CONFÉRENCES

Eva DudaTHÉRAPEUTE EN TOXICOMANIE, COORDINATRICE DE CONFÉRENCES

1. Pourquoi la Croix-Bleue est-elle importante pour toi ?

L’énoncé de mission de notre branche polonaise est d’aider les personnes dans des situations de crise en se basant sur une vision du monde chrétienne. Ces situations de crise sont des addictions liées à une substance ou à un comportement et les problèmes qui s’en suivent. Il n’est pas nécessaire d’être un professionnel pour remarquer que les temps présents vont de pair avec de plus en plus de personnes présentant des problèmes moraux. Un aspect en est l’addiction et dans ce domaine, il y a de plus en plus de personnes s’échappant de la réalité au moyen du jeu, du sport excessif, de comportements sexuels et de la réalité virtuelle. Les personnes cherchent simplement quelque chose qui les aide à se sentir mieux, mais en vérité cela les asservit Être proche des cœurs brisés et les soutenir en changeant leur vie est quelque chose de très précieux pour moi.

2. Es-tu convaincu que ton travail a un impact ? Si oui, lequel?

Oh oui ! Je n’invente pas la roue, mais nous oublions souvent à quel point il est important d’écouter. Être là, être prêt à entendre l’histoire des douleurs de quelqu’un, parfois poser une question révélatrice, parfois apporter un peu de réconfort et parfois motiver les personnes à garder le cap. Je me sens privilégié de pouvoir accompagner une personne dans son voyage vers une nouvelle vie. L’un des moments les plus inspirants est de voir le processus de changement dans les raisonnements, les actes et la vie des personnes avec lesquelles je travaille.

3. Quel a été le moment le plus heureux depuis que tu travailles pour la Croix-Bleue ?

Il y a quelques semaines, nous discutions du thème du bonheur et de sa signification avec les résidents de notre centre de réhabilitation. La conclusion était que ce n’est pas le bonheur qui est important, mais bien l’état de contentement. Il est difficile de ne mentionner qu’un moment et de dire que c’était le moment le plus heureux. Mais il y a beaucoup de moments dans lesquels je me sens bénis de faire ce que je fais. Certains sont liés aux succès de nos clients. Voir leur vie changer, devenir sobres et reprendre leur vie est une grande récompense. J’aime également travailler avec des professionnels responsables, qualifiés et passionnés par leur travail et qui sont également des personnes formidables. L’opportunité d’améliorer mes compétences et de me développer personnellement est également importante. En bref, je suis heureux de travailler pour la CB et c’est ce qui est important pour moi.

4. Quel est / a été ton plus grand défi au cours de ton engagement pour la Croix-Bleue ?

Le défi le plus important est également un grand avantage. Il s’agit de la diversité du travail au sein de la CB. Cette diversité est d’une part un aspect apprécié et apportant beaucoup de satisfaction. D’autre part, il est difficile de tout synchroniser. Et parfois, il est juste d’admettre que ce n’est pas le moment, que ce n’est pas le moment pour cette nouvelle opportunité. Ces décisions sont très difficiles à prendre.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : quel est le projet le plus important ?

En tant que CB Pologne, nous sommes engagés dans le travail avec l’addiction liée à des substances et aux problèmes qui en découlent. Depuis 2012, nous avons officiellement débuté la coopération avec le Fund for Solving Gambling Problems (Fond pour résoudre les problèmes d’addiction aux jeux). Ce domaine est en croissance constante, également car les addictions comportementales sont en hausse et que de plus en plus de personnes ont besoin d’aide. La génération digitale va nous apporter encore plus de clients et c’est pourquoi je pense que nous devons atteindre les écoles de manière prioritaire. Les étudiants, les parents et les enseignants doivent savoir ce qui peut leur causer des problèmes et doivent pouvoir savoir comment les prévenir. Pour être honnête, je pense que tous les projets sont tous aussi importants les uns que les autres, car ils offrent un soutien intégré et holistique. Nous pouvons voir un problème à un endroit, mais les racines de ce problème sont ailleurs.

Autriche

Octobre 2018

Q&R avec Gerhard Wildbichler, Membre du conseil d'administration, secrétaire, chef de groupe et responsable du centre de conseil Graz, Steiermark

Gerhard WildbichlerMembre du conseil d'administration, secrétaire, chef de groupe et responsable du centre de conseil Graz, Steiermark

1. Pourquoi la Croix-Bleue est-elle importante pour toi ?

Souffrant personnellement de dépendance à l’alcool, j’ai découvert "la Croix-Bleue" lors d’un traitement stationnaire. Dès lors, j’ai régulièrement participé aux rencontres du groupe de Graz. Comme pour la plupart des maladies chroniques, un suivi à vie est indispensable. C’est pourquoi l’action de la Croix-Bleue conjuguée à ma propre participation au travail de la Croix-Bleue constitue, pour moi, un élément indispensable pour mener à bien une vie abstinente et sereine.

2. Es-tu convaincu que ton travail a un impact ? Si oui, lequel?

Mon travail à la Croix-Bleue m’a ouvert des portes et me donne encore accès à toute sorte d’environnements dans le domaine social et de la santé. Je suis reconnaissant d’apporter ma contribution pour aider les personnes dépendantes à adopter à un changement d’attitude à l’égard de la toxicomanie et des troubles de la dépendance et surtout de répercuter chez les autres ce que j’ai reçu, à savoir l’action de la grâce divine et un soutien professionnel qui me permettent de mener une vie libre de dépendance.

3. Quel a été le moment le plus heureux depuis que tu travailles pour la Croix-Bleue ?

Au cours de mes nombreuses années d’activité au sein de la Croix-Bleue j’ai eu l’occasion de convaincre de nombreuses personnes, souffrant directement ou indirectement de dépendance, qu’accepter de l’aide n’est aucunement signe de faiblesse mais de force. Je ne me souviens pas d’un "événement particulièrement heureux", mais je suis à chaque fois profondément touché lorsque des personnes, marquées par la souffrance et les coups du sort, m’autorisent à les accompagner et partager des moments heureux.

4. Quel est / a été ton plus grand défi au cours de ton engagement pour la Croix-Bleue ?

Toute nouvelle activité en relation avec notre travail de groupe ou dans le contexte du centre de consultation représente un nouvel enjeu. Chaque personne est différente avec son propre lot d’inquiétudes et d’angoisses lesquelles sont toutes distinctes. Cela exige une bonne dose d’appréciation et d’acceptation des uns envers les autres. Néanmoins mon travail lors des interventions de crise, par exemple lors d’annonce de suicide ou de visite en milieu carcéral, en clinique ou institutions similaires - là où la personne concernée et ses proches nécessitent une prise en charge particulièrement précautionneuse - constitue le défi le plus important pour moi.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : quel est le projet le plus important ?

En qualité de membre du comité de la Croix-Bleue autrichienne j’avais, et j’ai encore, la possibilité de participer directement ou indirectement à de nombreux projets. Conférencier lors de nos séminaires à l’adresse des conseillers en matière d’addiction, j’estime qu’une formation qualifiée et continue de nos collaborateurs est d’une importance primordiale. D’autre part la transmission de notre savoir et ressources professionnelles sous forme de conférences, ateliers, tables rondes et autres manifestations dans les écoles, entreprises, association et collectivités est tout aussi importante.

Brésil

Septembre 2018

Q&R avec Alana Sieves Wendenhausen, Coordinatrice de la zone prévention

Alana Sieves WendenhausenCoordinatrice de la zone prévention

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi ?

Parce qu’il me permet d’avancer, tant comme professionnel que comme personne. C’est tellement passionnant que je tiens à continuer à acquérir de nouvelles connaissances afin d’améliorer mon travail. Au sein de la Croix-Bleue, je dispose aussi bien de liberté professionnelle que du bénéfice de faire partie d’une équipe, d’une famille. Chaque enfant ou adolescent que je rencontre, m’apprend à devenir une meilleure personne et cela me motive !

2. Es-tu convaincu que ton travail a un impact, si oui dans quels domaines ?

Oui. Le nombre croissant d’approches utilisées par la Croix-Bleue au Brésil au cours des dernières années dans le domaine de la prévention engendrent des propositions innovatrices et une évolution constante. La recherche de méthodes efficaces déjà éprouvées, tout comme les retours des personnes que nous avons aidés représentent également une motivation.

3. Quel a été le moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue ?

Est-ce que je ne peux en choisir qu’un seul ? Il y en a tellement ! Dans tous les projets il y a un moment, je ne peux pas dire exactement quand, mais en général au cours des dernières phases, durant lequel on observe que les objectifs définis pour chaque enfant ou adolescent ont été dépassés. Alors je pense à leur situation quand je les ai rencontrés et comme ils se comportent maintenant. Ils sont drôles sans être idiots. Dans de nombreux domaines, ils étaient totalement immatures et maintenant ils savent comment avoir une opinion ou une position, ils savent faire la différence. À mes yeux c’est réellement magnifique.

4. Quel était/est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue ?

Le début de mon travail dans la prévention a été un défi en soi. Tout était nouveau pour moi dans la mesure où à l’époque je travaillais dans le domaine du traitement des dépendances chimiques. Actuellement, le défi le plus important est la preuve scientifique de l’efficacité de notre travail. Il s’agit de mon objectif principal en matière de prévention au sein de la Croix-Bleue Brésil.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : quel est selon toi le projet le plus important ?

L’ensemble des services rendus grâce aux projets. Il n’y a pas de projet plus important que les autres, car tous font partie du processus d’apporter la VIE aux individus.

Madagascar

August 2018

Q&R avec Rasolomanana Holiarisoa Fanjanirina, Coordinatrice nationale

Rasolomanana Holiarisoa FanjanirinaCoordinatrice nationale

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

Je suis un cadeau de Dieu pour le monde. Qu’est ce que je pourrai apporter pour le monde que Dieu m’a envoyé? Car Dieu nous aime inconditionnellement et sans limite. Je suis convaincue d’avoir été appelé pour travailler dans la Croix Bleue et cela est important pour moi.

2. As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel?

En 2004, après une formation qu’on faisait à Majunga, une femme (de plus de 70 ans) est venue me féliciter en me disant que ma présence lui rappelait son enfance dans la Croix-Bleue, que pour elle je serai l’image de Rapaoly Ernest(agent très actif de la Croix Bleue en son temps). Elle me réconfortait beaucoup dans l’avenir de la Croix-Bleue à Madagascar. Depuis la formation en matière de la politique de l’alcool, notre approche a changé. On a commencé a faire des recherches, écrire une politique nationale de lutte contre l’usage nocif de l’alcool.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue?

Rehausser l’image de marque de la Croix-Bleue est ma devise. Ma troisième réunion dans la Croix-Bleue Internationale à Nairobi en 2012 , réfléchissant ensemble sur les valeurs de la Croix-Bleue (leadership et spiritualité), est le moment le plus heureux au cours de mon travail dans la Croix-Bleue. Cette rencontre m’a beaucoup marquée et a augmentée en moi-même mon engagement.

4. Quel est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue?

La formation en en matière de la politique de l’alcool en 2011 avec la Croix-Bleue de Norvège reste un grand atout pour nous à Madagascar (Triangle de la prévention). Comprendre la meilleure méthode pour avancer est très important (evidence-based) mais encore faire propager et convaincre pour l’application afin d’ être plus efficace dans le travail reste un grand défi (following up activities on alcohol policy).

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important?

Les projets importants:

  • Poursuivre les démarches déjà entamées sur la politique de l’alcool (following up on alcohol policy activities)
  • Finir la construction de notre nouveau centre
  • Créer des activités génératrices de revenu: création d’emploi, sources stable de revenu pour les jeunes

Suède

Juillet 2018

Q&R avec Per-Olof Svensson, Secrétaire Générale Blå Bandet

Per-Olof SvenssonSecrétaire Générale

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

Le meilleur moyen d’éviter l’abus d’alcool et de drogues est de ne jamais commencer à boire de l’alcool ou à consommer des drogues. C’est pourquoi nous encourageons les jeunes gens à ne jamais commencer et les adultes à reconsidérer leur consommation d’alcool afin de la réduire ou de la stopper complètement.

2. As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel?

Oui. Si notre organisation et les organisations associées ne s’engageaient pas, il y aurait bien plus de problèmes en matière de consommation abusive.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue?

Alors que j’organisais un événement familial ainsi que la partie récréative, j’ai notamment parlé de notre travail aux personnes présentes. Une grand-maman est venue vers moi pour me dire qu’elle trouvait notre travail important et qu’elle avait arrêté de boire de l’alcool depuis qu’elle avait des petits-enfants.

4. Quel est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue?

Avoir plus d’argent pour mettre en place plus de projets d’information et pour encourager nos organisations locales à s’engager plus.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important?

Il est important de porter notre attention sur les parents devant reconsidérer leur consommation d’alcool, qui est souvent plus importante au cours de l’été, et qui affecte les enfants de manière négative. Nous collaborons à l’organisation de 40 séminaires différents sur l’alcool et les drogues lors du plus important colloque politique national de Suède.

Tanzanie

June 2018

Q&R avec Dr. Robert Mlugu, Membre de CB Tanzanie

Dr. Robert MluguMembre de la CB Tanzanie

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

Parce que elle aide à changer la vie des personnes touchées par l’abus d’alccol et de drogue à traves la sensibilisation. Ca a change ma vie. Les membres de la Croix Bleue m’ont appris comment arrêter, transformant et influant ma vie. Ma famille est contente avec cette transformation et moi je suis libre. L’argent que j’utilisais pour acheter des bouteilles de bière est utilisé pour acheter de la nourriture pour ma famille et pour envoyer mes enfants à l’école.

2. As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel?

Oui je suis persuadé par l’impact de mon travail. Les programmes de sensibilisation ont amélioré la vie des personnes touchées. Le travail et l’influence de la Croix Bleue sont très importants. Je ne faisais rien pour ma famille, pour les soutenir et je battais mes enfants quand je rentrais du bar.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue?

Lorsque j’ai commencé à connaître le programme de prévention de la Croix Bleue, leurs objectifs ainsi que leurs valeurs, j’ai appris les effets de l’alcool sur ma santé. Le programme a une influence sur l’attitude des jeunes, sur leur comportement et comment la drogue et l’alcool peuvent détruire leurs vies.

4. Quel est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue?

Pour moi la Croix Bleue Tanzanie est une organisation qui informe et qui transforme la vie des personnes. Par contre, à cause d’un financement insuffisant, la Croix Bleue n’arrive pas à s’étendre. Ceci présente un grand défi.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important?

Le programme le plus important dans mon pays est le programme de prévention car il aborde les problèmes afin d’améliorer la vie des gens et de la communauté.

Roumanie

May 2018

Q&R avec Holger Lux, directeur du centre de réhabilitation "Maison Nazareth"

Holger LuxDirecteur du centre de réhabilitation "Maison Nazareth"

1. Pourquoi la Croix-Bleue est-elle importante pour toi ?

Tout d'abord parce que je sais de la maison parentale ce que signifie la dépendance à l'alcool. Mais maintenant, ma famille est heureuse, car mon père, médecin, a surmonté sa dépendance depuis près de 30 ans. Mais également car je vis et travaille comme médecin et psychothérapeute en Roumanie, pays classé par l'OMS parmi les dix pays au monde où la consommation d'alcool est la plus importante et que notre société paie un prix élevé pour cela. Mon vieil ami Klaus Richter, actuel président de la Croix-Bleue Allemagne, m’a appris au début de mon engagement pour la Croix-Bleue que travailler dans Addiction Care signifie «accepter un homme comme il est et l'aider à se reprendre pied, l'accompagner un moment, puis le laisser partir et continuer son chemin seul. »

2. Es-tu convaincu que ton travail a un impact ? Si oui, lequel ?

Oui, le travail de Croix-Bleue Roumanie, débuté en 1990 immédiatement après la chute du régime communiste, fait certainement une différence dans notre pays. La Croix-Bleue Roumanie a ouvert les deux premiers centres de traitement de l’addiction dans notre pays - «Maison Nazareth» pour les hommes et «Île de l'espoir» pour les femmes. Pendant ce temps, plus de 2’500 personnes ont eu la chance de changer leur vie dans nos communautés thérapeutiques. De plus, notre message atteint une partie importante de notre société.

3. Quel a été le moment le plus heureux depuis que tu travailles pour la Croix-Bleue ?

Il y a eu beaucoup de moments heureux au cours des 20 dernières années. Le plus heureux a peut-être été l'ouverture de la nouvelle maison pour notre centre de traitement pour hommes, construit avec le soutien de l'IBC (en tant que projet TVC), en juillet 2013. Roald Hansen, un responsable de la Croix-Bleue Norvège, qui a écrit l'histoire " The Potters House "comme une source d'inspiration pour le travail diaconal de la Croix-Bleue, et qui était présent à l'événement, a alors déclaré que sa vision était devenue réalité en Roumanie.

4. Quel est / a été ton plus grand défi au cours de ton engagement pour la Croix-Bleue ?

Le plus grand défi est que les besoins en matière de dépendance sont très importants dans notre pays (les estimations sont de un million d'alcooliques pour 20 millions d'habitants), mais les ressources sont très limitées. Le soutien de l'Etat n’est que symbolique. La Croix-Bleue Roumanie est l'une des rares ONG agissant dans ce domaine. Le défi est de trouver et assurer constamment les ressources dont nous avons besoin pour continuer notre travail.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : quel est le projet le plus important ?

Permettez-moi de le dire avec les mots de Geir Gunderson, ancien président de l'IBC : « Ma plus grande préoccupation est d'améliorer la qualité dans tous les aspects du travail de la Croix-Bleue (mondialement) : professionnel, ressources humaines, finances et spiritualité. Nous devons empêcher une réalité fragmentée et promouvoir une approche plus holistique. "

Afrique du Sud

Avril 2018

Q&R avec Doris V Hlaise, Secrétaire générale adjointe

Mrs. Doris V HlaiseSecrétaire générale adjointe

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi?

Il est important pour moi parce que nous aidons les personnes qui souffrent de toxicomanie. En plus, nous nous concentrons sur les jeunes parce qu'ils sont la nation de demain.

2. As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel ?

Oui, cela a un effet. En 2015, nous avons adopté un enfant qui avait abandonné l'école pendant 2 ans alors qu'il était en 11ème année. Maintenant, le garçon est à l'Université grâce à la Croix-Bleue. Nous avons rendu visite régulièrement à sa famille et finalement nous avons pu le convaincre.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue ?

Mon moment le plus heureux est de voir qu'il y a des garçons et des filles qui nous écoutent. Nous avons convaincu une fille et un garçon. La fille avait 13 ans et avait quitté ses parents. Nous sommes allés là-bas et avons su convaincre cette enfant qui est actuellement en 11ème année.

4. Quel était/est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue ?

Les parents qui boivent ou sont dépendants de la drogue sont notre plus grand défi. Il est donc très difficile de convaincre les enfants dans la mesure qu'ils voient leurs parents faire ce que nous combattons.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important ?

La chose la plus importante à faire est d'éduquer nos concitoyens afin qu’ils comprennent que les drogues ne sont pas bonnes pour leur santé et la santé de leurs enfants. C'est ce que nous essayons de faire. Grâce à l'aide de notre Dieu, je ne doute pas que nous allons gagner.

Suisse

Mars 2018

Q&R avec Sara Gerber, Coordinatrice nationale de Roundabout

Sara GerberCoordinatrice nationale de Roundabout

1. Pourquoi le travail de la Croix-Bleue est-il important pour toi ?

Il est agréable de travailler pour une organisation qui répond de manière concrète aux défis de notre société.

As-tu observé/entendu que ton travail engendre du changement ? Si oui, lequel ?

En tant que coordinatrice nationale, je me trouve relativement loin des filles et jeunes femmes des groupes Roundabout. Mais lorsque je les rencontre et que je vois dans leurs yeux ce que roundabout représente pour elles, je suis plus convaincue que jamais de l’importance de cette offre. Roundabout est un réseau de streetdance pour les filles et les jeunes femmes entre 8 et 20 ans. Les danseuses développent du plaisir à danser et à bouger, renforcent leur estime de soi et sont encouragée à s’intégrer dans un groupe.

3. Quel a été ton moment le plus heureux au cours de ton travail pour la Croix-Bleue ?

La passion et l’engagement des responsables cantonales roundabout envers leur travail me réjouit. Je me rends compte que le travail avec une équipe tellement dynamique ne va pas de soi. Je me réjouis de savoir que nous permettons à plus de 1000 jeunes filles suisses de rester active physiquement et qu’elles puissent ainsi faire partie d’un groupe. De plus, c’est très réjouissant de voir que chaque semaine de nombreuses jeunes femmes décident de s’engager de manière bénévole. C’est tout simplement génial et une raison de se réjouir chaque jour !

4. Quel était/est le plus grand défi du travail de la Croix-Bleue ?

En tant que service national de coordination, je suis confrontée à de nombreux besoins et à différents concepts. Trouver un chemin commun n’est pas toujours simple. Je souhaite que l’acquisition de ressources devienne un sujet un peu plus important.

5. La Croix-Bleue dans ton pays : à ton avis, quel est le projet le plus important ?

Chaque jour, la Croix-Bleue est en contact avec de nombreuses personnes différentes, ayant des âges différents et se trouvant dans des phases de vie différentes. Je trouve cela très enthousiasmant ! Pour chaque personne le projet le plus important est celui qui va chercher chaque personne là où elle se trouve tout en lui apportant de l’assurance et des perspectives. C’est pourquoi il est très difficile de me prononcer. De manière générale, je suis très heureuse que la Croix-Bleue en Suisse soit une organisation très importante et reconnue dans le domaine de l’addiction ayant beaucoup à offrir à notre société. Je souhaite que nous puissions à l’avenir encore continuer à développer cette position.